L’Arctique perd ses glaces de plus en plus vite
AFP/Archives ¦ Atmosphère polaire
L’Arctique devient dangereusement liquide. En 2007, les dernières observations satellite de l’agence spatiale européenne (ESA) montre que la fonte de la banquise du pôle nord a atteint un niveau record pour une saison estivale. Sur son site web, l’agence européenne, qui scrute l’évolution de l’Arctique depuis 30 ans, indique que «la calotte glaciaire arctique n'avait jamais été aussi mince depuis le début de la collecte d'informations par satellites en 1978».
Deux fois la France en un été
La couche de glace couvre désormais trois millions de kilomètres carrés dans cette région, soit environ un million de moins que les minima enregistrés en 2005 et 2006. Soit une surface de banquise équivalant à deux fois à la France. Conséquence de cette fonte vertigineuse, au cours des dix dernières années l’amaigrissement de la calotte ne concernait chaque été qu’environ 100.000 km2, le passage du Nord-Ouest, voie maritime arctique longtemps convoitée qui relie l'Atlantique au Pacifique, est devenu entièrement navigable avec le recul de la banquise.
L’ours polaire première victime
Bientôt le brise-glace ne sera plus de rigueur pour traverser la région. N’importe quel esquif pourra passer d’un océan vers l’autre sans contrainte. En cause : le réchauffement climatique et la montée des températures.
Selon certaines prévisions, la calotte glaciaire arctique pourrait disparaître totalement d'ici 2040. L’autre conséquence néfaste concerne la survie de la faune et, au-delà, de toute la biodiversité de la région. Selon une étude américaine de l’US Geological Survey, les 25.000 ours blancs pourrait voir leur nombre réduit de plus de deux tiers: la banquise est leur territoire de chasse et leur fournit donc leur moyen de subsistance.
AFP/Archives ¦ Atmosphère polaire
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