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Il y a plusieurs années
que j’ai proposé au Conservatoire du Littoral d’utiliser quelques terrains dont ils disposent pour préserver les abeilles de toutes sortes d’agression dont elles sont victimes. Pollutions diverses ( Produits toxique) Même proposition à l’Office National des Forêts, j’attend toujours une réponse.


 

 

Le miel, doux cadeau des abeilles


IL FAUT PRESERVER LES ABEILLES C’EST NOTRE GARDE MANGER QUI EN DEPEND !

Quand une abeille se pose sur une fleur, une relation symbiotique se crée. L’abeille récolte du nectar et du pollen, tandis que la fleur reçoit un peu du pollen d’autres fleurs de son espèce. Cette alliance permet aux plantes à fleurs de se reproduire. Une fois pollinisations, les fleurs cessent de produire de la nourriture. Comment les insectes savent-ils que le “ garde-manger ” est à présent vide ? Les fleurs le leur “ disent ” de plusieurs façons. Elles perdent leur parfum ou leurs pétales, changent d’orientation ou de couleur (elles deviennent parfois plus ternes). Ces modifications qui nous déçoivent tant témoignent en fait d’une grande “ courtoisie ” envers les infatigables abeilles, qui peuvent concentrer leurs efforts sur les plantes dont le garde-manger est encore plein.
Dans certaines régions, le nombre des pollinisateurs, et surtout celui des abeilles, a considérablement baissé au cours de ces dernières années. Ce phénomène est très préoccupant, car la survie de presque 70 % des plantes à fleurs dépend d’eux. Qui plus est, 30 % de nos aliments viennent de végétaux pollinisés par les abeilles.



Mais les abeilles produisent-elles du miel simplement pour le plaisir des humains ? Non. En fait, il est leur nourriture. Une ruche de taille moyenne nécessite de 10 à 15 kilos de miel pour que ses occupants survivent à l’hiver. Mais en saison favorable, une ruche produit jusqu’à 25 kilos de miel ; le surplus peut donc être récolté, et faire le délice des humains et des animaux, comme les ours ou les ratons laveurs.
Comment les abeilles fabriquent-elles le miel ? Elles volent de fleur en fleur pour en collecter le nectar. Elles l’aspirent avec leurs pièces buccales en forme de tube et le ramènent à la ruche en le portant dans l’un de leurs estomacs. Le nectar est ensuite transféré à d’autres abeilles, qui le “ mastiquent ” pendant environ une demi-heure pour le combiner à des enzymes qu’elles sécrètent, grâce à des glandes situées dans leur bouche. Elles déposent ensuite le nectar dans des cellules hexagonales faites de cire (alvéoles) et l’éventent avec leurs ailes pour le déshydrater. Une fois que la teneur en eau est réduite à moins de 18 %, les cellules sont recouvertes d’une fine couche de cire. Le miel ainsi stocké peut se conserver presque indéfiniment. D’ailleurs, on aurait retrouvé dans des tombes de pharaons datant de près de 3 000 ans du miel parfaitement consommable.


Ses propriétés thérapeutiques
Le miel est non seulement un aliment miracle — une véritable réserve de vitamine B, de minéraux divers et d’antioxydants — mais il est aussi l’un des plus vieux remèdes connus qui soit encore utilisé aujourd’hui. May Berenbaum, entomologiste à l’Université de l’Illinois (États-Unis), fait ce commentaire : “ Depuis des siècles, on recourt au miel pour traiter un large éventail de problèmes médicaux : blessures, brûlures, cataractes, plaies ulcéreuses, égratignures, etc. ”
Dernièrement, on s’est intéressé de près aux vertus thérapeutiques du miel. Voici ce qu’a déclaré la chaîne CNN à ce sujet : “ Le miel en cataplasmes est tombé dans l’oubli lorsqu’on a découvert les pansements antibiotiques durant la Deuxième Guerre mondiale. Mais à la suite de recherches récentes, et en raison de l’augmentation des bactéries résistant aux antibiotiques, ce vieux remède traditionnel fait de nouveau son entrée dans la pharmacopée moderne. ” Par exemple, des études portant sur le traitement des brûlures ont révélé que les patients guérissaient plus vite, souffraient moins et cicatrisaient mieux lorsque leurs blessures avaient été soignées avec du miel.
D’autres études montrent que, grâce à une enzyme que les abeilles ajoutent au nectar, le miel a des effets antibactériens et antibiotiques. Cette enzyme produit du peroxyde d’hydrogène (eau oxygénée) qui tue les bactéries nuisibles. On a également constaté qu’en application externe le miel atténue l’inflammation et favorise la reconstitution des tissus sains. À cet égard, Peter Molan, biochimiste néo-zélandais, affirme : “ Les praticiens de la médecine conventionnelle commencent à considérer le miel comme un agent thérapeutique sûr et efficace. ” D’ailleurs, en Australie, l’Administration des produits thérapeutiques a classé cette substance au rang des médicaments, et le miel médicinal est commercialisé en cataplasmes dans ce pays.
Connaissez-vous beaucoup d’autres aliments aussi nutritifs et délicieux, et qui possèdent des vertus médicinales ? On comprend aisément que, par le passé, on ait voté des lois pour protéger les abeilles et les apiculteurs ! Celui qui endommageait des arbres habités par des abeilles, ou des ruches, était passible de lourdes amendes, et même de mort. À n’en pas douter, le miel est un don précieux et il rend honneur au Créateur !
La cire avec laquelle les abeilles construisent les alvéoles provient de glandes spéciales. La forme hexagonale des cellules permet aux fines parois (un tiers de millimètre d’épaisseur) de supporter 30 fois leur poids. Un prodige de conception !
Il est déconseillé de donner du miel à un nourrisson, à cause d’un risque de botulisme infantile.
Cette enzyme est détruite par la chaleur et par l’exposition à la lumière. Donc, seul le miel non pasteurisé peut être utilisé à des fins médicinales.
Cuisiner avec du miel
  Le miel est plus sucré que... le sucre ! Par conséquent, si vous remplacez le sucre par du miel, réduisez de moitié ou de trois quarts la quantité de sucre indiquée. Sachez également que le miel contient environ 18 % d’eau ; tenez-en donc compte pour les quantités de liquides mentionnées dans votre recette. S’il n’y a pas d’ingrédients liquides, ajoutez deux cuillères à soupe de farine par tasse de miel. Pour les pâtisseries cuites au four, ajoutez aussi une demi-petite cuillère de bicarbonate de soude par tasse de miel et diminuez la température de votre four de 15° C.
 
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